Les États-Unis évaluent l’utilisation de drones armés contre les cartels au Mexique

Un drone de reconnaissance et d'attaque MQ-9 Reaper des États-Unis en Afghanistan, le 7 septembre 2007. (Reproduction/Armée de l'air des États-Unis)
Un drone de reconnaissance et d’attaque MQ-9 Reaper des États-Unis en Afghanistan, le 7 septembre 2007. (Reproduction/Armée de l’air des États-Unis)

Le débat interne au sein du gouvernement américain inclut une action militaire coordonnée avec les autorités mexicaines pour contenir le trafic de fentanyl

Le gouvernement des États-Unis envisage la possibilité d’utiliser des drones armés dans des opérations contre les cartels de la drogue sur le territoire mexicain, selon NBC News, sur la base d’informations provenant de six sources liées aux Forces armées, agences de renseignement et autorités policières du pays.

La proposition, encore en phase de discussion préliminaire, fait partie des efforts de la Maison Blanche pour contenir le flux de fentanyl à la frontière sud des États-Unis, une substance considérée comme l’une des principales causes de la crise actuelle des opiacés dans le pays.

Des sources liées aux services de renseignement américains affirment qu’il y a eu une augmentation significative des vols de reconnaissance effectués par les militaires américains et la CIA au-dessus du territoire mexicain. L’objectif est de cartographier plus précisément les activités des grands cartels impliqués dans le trafic de cette drogue.

La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a confirmé mercredi (3) que ces opérations aériennes sont réalisées en coopération avec son gouvernement, répondant à des demandes directes des autorités mexicaines.

Les analystes considèrent l’intensification des activités de renseignement comme une étape préparatoire possible pour une offensive coordonnée, si elle est formellement approuvée par les deux gouvernements. L’action inclurait des attaques contre des cibles stratégiques, telles que des leaders du trafic de drogue et des infrastructures logistiques des cartels.

Malgré le dialogue en cours, il n’y a pas de consensus au sein de l’administration américaine. Selon les sources consultées, l’utilisation d’opérations clandestines sans l’autorisation du Mexique n’est pas exclue, considérée comme une mesure extrême en cas de blocage diplomatique.

Si la coopération est confirmée, ce ne sera pas la première fois que les États-Unis agissent aux côtés des forces de sécurité mexicaines contre le crime organisé. Le mois dernier, le site spécialisé Militarnyi a révélé l’envoi d’avions de reconnaissance stratégiques des États-Unis, tels que les modèles U-2 et RC-135 Rivet Joint, pour surveiller les régions proches de la frontière.

De plus, l’Armée américaine a mobilisé la brigade de combat Stryker de la 4e division d’infanterie, avec le soutien d’unités de génie, de renseignement et de communications, pour renforcer la présence militaire à la frontière sud.

L’un des principaux défis actuels est l’utilisation de drones par les cartels. Ceux-ci sont utilisés à la fois pour la surveillance, le transport de drogue et, dans certains cas, comme armes kamikazes lors de disputes internes. En réponse, l’Armée américaine a installé un réseau de radars dans la région pour surveiller et contrôler le trafic aérien à basse altitude.

Source et images : Militarnyi / Armée de l’air des États-Unis. Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA et révisé par l’équipe éditoriale.

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